The reborn of the rebel angel
Electronics layers, and acoustic natural sounds in an active combination A bit similar to the two Sola Translatio titles (the second will be out on Hypnos next) it's more dinamic, but not rithmical at all.
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Malgré la pochette (noire) et le titre franchement ténébreux, OPIUM est
loin de nous proposer une musique au relent de souffre. On est ici plus proche
de Mathias GRASSOW ou de Steve ROACH que des produits normalement proposés par
le label Hic Sunt Leones, en général assez hermétiques. Le groupe, formé à
lui tout seul par l'Italien Matteo ZINI, avec l'appoint de-ci de-là de quelques
autres compères transalpins, mérite par contre amplement son nom. MATTEO nous
propose de l'ambient assez évanescente avec parfois en arrière-plan quelques
touches technoides mixées avec gout (pour une fois). L'album se rapproche, pour
la tessiture des nappes et la présence des bruits d'eau d'ALIO DIE, mais l'ambiance
(c'est tout dire) est en général plus légère que sur les productions de ce
dernier. OPIUM nous offre sept morceaux, dont seuls les cinq premiers ont des
titres (gimmick ou oubli ?), qui procurent de suite à l'auditeur une sensation
de bien-être, ni trop longs, ni trop courts, assez aérés dans l'ensemble tout
en étant cohérents les uns par rapport aux autres; l'oeuvre est entièrement
synthétique, mais le grain sonore de The Reborn est relativement vivant,
rugueux. Le côté biologique venant du fait que de nombreuses nappes ou
bruitages sont issues de sources digitales (sans compter la guitare jouée au
e-bow) et que toutes les rythmiques séquencées tiennent dans des normes
physiologiques. Mélodique sans être sirupeux, cet album se laisse écouter
facilement en boucle. Personnellement, je pense qu'on devrait le prescrire un
minimum de trois fois par jour à tous les anxio-dépressifs (remboursable évidemment
par la Sécurité sociale), cela nous ferait rattraper notre retard sur l'Angleterre
qui autorise l'utilisation thérapeutique du canabis à des fins antalgiques.
Wave / Paris